Le 28 mars 2025, l’Autorité de la concurrence déclare la réalisation d’une opération de visite et saisie inopinée dans le secteur de la fabrication et de la commercialisation d’emballages en verre.
À la suite de la parution d’informations dans la presse, les services d’instruction de l’Autorité de la concurrence confirment la réalisation d’une opération de visite et saisie inopinée, après autorisation d’un juge des libertés et de la détention, auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la fabrication et de la commercialisation d’emballages en verre.
À ce stade, cette intervention ne préjuge bien évidemment pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées, que seule une instruction au fond permettra, le cas échéant, d’établir.
L’Autorité de la concurrence ne fera aucun autre commentaire, ni sur l’identité des entreprises visitées, ni sur les pratiques visées.
L’Autorité de la concurrence française a donc ouvert une enquête concernant une possible entente illicite entre les principaux acteurs du secteur de la fabrication et de la commercialisation d’emballages en verre, notamment Owens-Illinois, Verallia et Saverglass. Cette investigation fait suite à des soupçons de pratiques anticoncurrentielles visant à fixer les prix et à répartir les marchés, au détriment des clients et des consommateurs.
Les autorités ont procédé à des perquisitions dans les locaux des entreprises concernées afin de recueillir des preuves potentielles de collusion. Les entreprises ont déclaré coopérer pleinement avec les enquêteurs pour faire toute la lumière sur ces allégations.
Cette enquête rappelle celle menée en Italie en novembre 2023, où la filiale italienne de Verallia, Verallia Italia S.p.A., ainsi que plusieurs autres fabricants de verre locaux, avaient été visés par une investigation de l’Autorité italienne de la concurrence pour des comportements anticoncurrentiels présumés dans la production et la commercialisation de bouteilles de vin en verre.
L’Autorité de la concurrence française souligne que l’ouverture d’une enquête ne préjuge pas de la culpabilité des entreprises impliquées. Si les accusations d’entente illicite étaient avérées, les sociétés encourraient des sanctions financières significatives, pouvant aller jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires mondial.
Notre Fédération, avec ses syndicats, suit de près l’évolution de cette affaire, consciente des possibles répercussions sur les salariés, les prix et la disponibilité des emballages en verre sur le marché. Les autorités appellent les parties prenantes à signaler toute information pertinente susceptible d’éclairer l’enquête en cours.