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Verescence Mers : La CGT marque des points décisifs contre le PSE !
Publié le 12 mars 2021

Mers-les-Bains : Les services de l'État retoquent le plan social de Verescence
La Direccte, service de l'état rattaché aux ministères de l'économie et des finances, du travail et de l'emploi, a invalidé le PSE de l'usine Verescence de Mers-les-Bains (Seine-Maritime).

Le groupe spécialisé dans l'emballage verre parfumerie et cosmétique, Verescence France,  propose de "transformer son organisation".

70 postes actuellement pourvus seraient supprimés, au siège à Puteaux et à l'usine de Mers-les-Bains 

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 10 mars 2021, la CGT de l’usine Verescence, à Mers-les-Bains (Seine-Maritime), informe que le plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE) présenté par la direction du groupe a été rejeté par la Direccte (Direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).


Ce service, qui dépend des ministères chargés des affaires sociales, de l’économie et des finances, du travail et de l’emploi, a refusé d’homologuer le PSE sur cinq critères. Autant de points litigieux qui avaient déjà attiré l’attention de la CGT, opposée au plan avec les autres syndicats de l’usine.

« On les a relevés tout au long de la procédure d’information et de consultation », indique Ludovic Krzyworzeka, secrétaire CGT du comité social et économique central. En voici le détail.

Les catégories professionnelles ciblées

Concrètement, la Direccte reproche une trop grande précision dans l’élaboration des catégories professionnelles ciblées par le plan de licenciement.

« Quand les catégories sont larges, on ne peut pas cibler les personnes à licencier. Or, lors de la présentation du premier PSE, on n'était pas loin de 230 catégories ».
Ludovic Krzyworzeka
Secrétaire du comité de groupe et du CSE Central de Verescence

Malgré une réduction de ce chiffre par le groupe, la Direccte considère que la catégorisation reste trop fine. D’autre part, la méthodologie sous-jacente n’a pas été communiquée.

Les critères d’ordre de licenciement

S’ils n’ont pas été homologués par la Direccte, c’est notamment en raison du retard dans les entretiens professionnels des salariés.

Les moyens de l’entreprise et du groupe concernant les mesures d’accompagnement

La Direccte considère que les moyens dédiés par le groupe Verescence à l’accompagnement des salariés, notamment ceux en situation de handicap ou dont la reconversion sera difficile, ne sont pas suffisants.

L’analyse des risques relative à la santé et à la charge des salariés

Il s’agit de la question de la charge de travail pesant sur les salariés restant dans l’entreprise. « Le travail qui a été fait sur la répartition n’est pas assez sérieux », reproche la CGT, appuyée par la Direccte.

L’absence d’informations-consultations régulières prévues post PSE

Ce dernier point, qui englobe ceux évoqués précédemment, est de nature administrative : il concerne les carences dans les informations communiquées au Comité social et économique de l’entreprise.

Quant à la direction de Verescence, dans un communiqué, elle indique que « le fondement économique du projet de PSE n’est pas remis en cause » et assure qu’elle répondra au plus vite à ces interrogations, « tout délai de mise en œuvre [accentuant les] difficultés économiques ».

Le communiqué ajoute que l’appel au départ volontaire « qui a déjà recueilli une trentaine de candidatures » et les reclassements interne pour 55 postes sont suspendus.

La Fédération CGT Verre-Céramique salue et soutient l'action de son syndicat CGT pour faire échec à ce plan de destructions d'emplois qui fragilise le site et son avenir. Un plan qui n'est justifié que par la volonté d'améliorer les rendements financiers à court terme et probablement préparer une opération de vente à d'éventuels fonds financiers.

La Fédération et son syndicat CGT, comme les syndicats CGT de la Glass Valley proposent au contraire un véritable projet de développement de la filière d'emballage du verre dans cette région avec notamment des donneurs d'ordre qui doivent arrêter la pression sur les prix et l'augmentation de leurs marges. Au contraire des investissements massifs doivent être réalisés dans l'outil de production, dans la recherche et le développement, la filière industrielle du recyclage et bien entendu en terme d'emplois, de formations et de salaires.