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ALLIA : Les salariés se mobilisent devant leur site pour l'avenir
Publié le 16 décembre 2016

Depuis le 7 décembre matin, plus aucun camion ne rentre ni ne sort du site.

Les salariés d'Allia Geberitt Digoin se relayent par tranche de deux heures pour bloquer le portail.

Cette mobilisation fait suite au refus de l'actionnaire de trouver des solutions pérennes pour l'avenir des sites de Digoin et de Villeneuve aux chênes.

l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-Unsa-FO a pourtant fait de nombreuses propositions :

- Investissement sur les 2 sites frappés de sous-investissement depuis de nombreuses années.

- Meilleure répartition des productions au niveau des différents sites européens alors que certains d'entre eux sont saturés, avec des salariés qui s'épuisent au travail et qui sont dans l'incapacité de prendre des congés. C'est le cas des sites portugais où les actionnaires d'ALLIA-Geberitt prévoient de rapatrier les productions de Digoin et de Villeneuv aux Chênes.

- Recherche sérieuse de repreneurs

- Table ronde au ministère de l'industrie avec tous les acteurs du dossier(à noter le silence particulièrement assourdissant du Ministre de l'Industrie, pourtant lui aussi originaire de la région de Digoin!)

Les actionnaires du groupe Geberitt-Allia restent campés sur leur position à savoir la fermeture pure et simple des deux sites et le chomage pour les 256 salariés en CDI, sans parler des salariés intérimaires et des salariés des entreprises sous-traitantes!

Les syndicats unis dans cette mobilisation ont donc décidé de passer à la vitesse supérieures en bloquant le site et en faisant grève suivie par 100% des salariés.

Ils lancent également un appel à boycotter les produits ALLIA.

Cet appel a pour but d'attirer l'attention des consommateurs : La décision d'Allia n'a pas de sens économique ou industriel mais uniquement financière.

Même si les salaires sont de l'ordre de 500 euros en Pologne et au Portugal dans le groupe Allia, la véritable raison est ailleurs puisque ces sites sont saturés et les salariés ne veulent pas augmenter les cadences déjà infernales sur place.

Allia comme par le passé à PCT Selles sur Cher organise la concurrence entre ses sites et ses salariés pour augenter ses marges qui sont déjà trsè importante mais ne souhaite pas voir d'autres concurrents reprendre ses sites.

Il y a urgence pour que le gouvernement français s'adresse au gouvernement suisse pour arrêter ce dumping social qui entraine une véritable catastrophe industrielle et sociale.

En mai, le groupe Geberit, la maison-mère suisse d'Allia, avait annoncé la restructuration des activités de sa filiale française - acquise en 2015 - entraînant la fermeture de ses deux sites de production hexagonaux à Digoin et à La-Villeneuve-au-Chêne (Aube). 256 emplois sont menacés, dont 176 à Digoin.

 

L'intersyndicale d'Allia demande notamment "un délai supplémentaire de six mois pour trouver un repreneur au site" dans le cadre de la Loi Florange.  Adoptée en mars 2014, cette disposition impose à tout employeur d'une entreprise ou d'un groupe d'au moins 1.000 salariés qui envisage de fermer un établissement et de procéder à des licenciements économiques de rechercher un
repreneur. 

Devant le portail, dont les battants étaient retenus par une lourde chaîne, les grévistes manifestaient calmement dans un froid glacial en faisant brûler des palettes de bois pour se chauffer, ont précisé les gendarmes.

Le 21 octobre, entre 400 et 500 personnes avaient fait le déplacement à Jona, non loin de Zurich, pour manifester devant le siège de Geberit. Leader européen dans le domaine des produits sanitaires, Geberit emploie plus de 12.000 personnes dans 40 pays et compte 35 usines de production. Le groupe revendique un chiffre d'affaires net de 2,6 milliards de francs suisses (environ 2,4 milliards d'euros). 

Le 1er décembre plusieurs centaines de manifestants à Troyes étaient venus soutenir les salariés intérimaires d'Allia Villeneyuve aux Chênes pour exiger leur intégration dans les effectifs en CDI et bien entendu pour demander à Allia d'abandonner son projet de fermeture des 2 sites.

La Fédération CGT Verre-Céramique a interpellé le minstre de l'industrie pour lui réclamer une table ronde d'urgence en présnece de la direction générale du grouope Geberitt. A ce jour c'est le silence qui prévaut coté Bercy.

La Fédération CGT Verre-Céramique soutient avec ses moyens la mobilisation pour l'avenir de leurs sites et de leurs emplois des céramistes d'Allia Geberitt Digoin et Villeneuv aux Chênes.