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Soyons fiers d’être retraités, citoyens et syndiqués ! Debout, toujours dans l’action !
Publié le 23 février 2016

Lorsqu’on est en activité, chacun crie à l’envie : vivement la retraite !

Certes la vie professionnelle chez les verriers et céramistes n’est pas un long fleuve tranquille, et cet horizon bien bleu de la retraite apparait à tout un chacun le nirvana, le graal…

Enfin la liberté, finis les problèmes, on va se laisser vivre…

Mais la réalité de nos jours est tout autre.

Comment couler des jours heureux dans cette période où le social passe de très loin après le capital ?

Peu à peu, mais résolument le rouleau écrase le pouvoir d’achat des retraités, amenant bon nombre d’entre eux sous le seuil de pauvreté.

Le retraité vit aussi dans la même société que les autres catégories socio professionnelles… Ne parlons pas des rentiers et autres gros actionnaires, ceux-là sont au-dessus du lot.

Le retraité a des enfants, des petits enfants, des frères et sœurs et parfois ascendants et, s’il ne détourne pas le regard, il voit se désagréger la société qu’il a aidé à construire, celle pour laquelle il a lutté, résisté.

Certes, la télé et autres médias, inséminateurs de pensée unique vont édulcorer l’information, rendre presqu’agréable aux yeux les pis coups tordus contre la populace…

Nous faire apprécier les frappes chirurgicales (sans parlers des dommages collatéraux), mettre en scène les interventions d’experts qui nous disent comment nous passer de nos besoins essentiels, presque rendre sympas les politiques qui nous concoctent les pires vilenies…

La société est gangrénée par les appétits féroces des financiers. Ceux-ci ne changeront sauf s’ils y sont contraints.

De l’étudiant au retraité, de l’apprenti au senior, des chômeurs, précaires aux CDI, des femmes au foyer aux collaboratrices d’industrie, tout le monde est concerné, tout le monde doit réagir, répondre aux appels de mobilisation et d’action.

A chaque jour son flash d’info, son lot d’images fugaces qui ne remettent pas en question l’essentiel, la qualité de vie des gens.

Car derrière l’info, il y a des hommes qui peinent, des opprimés, des hommes qui souffrent et/ou qui luttent.

Taxis contre UBER et ses véhicules de tourisme avec chauffeur, colère des uns précarité des autres, des hommes en colère ! Paysans en colère, des tracteurs déversent le purin en ville, bloquent les axes routiers. Sans oublier le feuilleton des « migrants » tantôt les médias jouent sur la corde sensible mais le plus souvent la focale est mise pour leur mettre tout sur le dos, notre insécurité, notre appauvrissement ….

Et les travailleurs dans tout cela ?

D’après les experts, ce serait eux la cause de tout. Le coût du travail ! Les pauvres patrons qui ne peuvent même pas licencier ! Le travailleur crée la richesse de l’entreprise et en plus il coûte à son patron ! Un scandale pour le capital !

De plus ce code du travail démesuré dont chaque page serait un piège pour le patronat ! Des lois anti patrons, des règlements arbitraires, des décrets iniques ! Le Capital serait pris au piège, étranglé par ces obligations légales qu’il contourne pourtant bien souvent allègrement… 

Mais les Zorro du grand Capital sont là pour voler à son secours, les Rebsamen, Valls, Macron, El Khomri… Soi-disant de gauche, ces hérauts du grand Capital aux ordres du Medef, pourfendent nos acquis, détruisent le code du travail, faisant du 49-3, l’arme ultime pour mettre à genoux la classe ouvrière….

Ceux qui ont gagné leur retraite et ceux qui travaillent passent à la moulinette… mais il en reste quelques-uns, les six millions qui sont privés d’emploi. Les licenciés, les trop vieux, les trop jeunes, les trop formés, les pas assez, qui restent aux portes de Pôle Emploi…. Pour ceux-là, même si seuls 43 % sont indemnisés, le patronat veut leur réserver une cure d’amaigrissement…L’Unedic est en déficit… Bien sûr car non seulement les chômeurs ne cotisent plus, mais les mesures d’exonérations vont bon train …Le Medef refuse catégoriquement de faire évoluer les cotisations patronales. Ce que veut le patronat, c’est la réduction des indemnités des chômeurs, un peu plus ou moins dans la misère …. Peu leur importe. 

A l’heure où sont écrites ces lignes, les « partenaires sociaux », Medef, autres syndicats et CGT se réunissent pour trouver un accord que les patrons veulent gagnant pour le Capital, perdant pour les sans-emploi.

Ce 23 février, à l’initiative de la CGT, une réunion intersyndicale s’est tenue à Montreuil. CGT, FO, CGC, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, FIDL, UNEF et UNL. Un texte à minima a été signé (sauf par FO)

Mais tous ne semblent pas prendre conscience de l’extrême urgence face aux dangers pour notre  tissu social, une réunion est programmée le 3 Mars prochain, certains temporisent… Peut-on attendre, différer ?

En effet, trop c’est trop et la colère remonte des bases. La CGT s’engage donc sur une journée d’action le 31 mars

La solution est connue de tous : le plein emploi. Mais les mesures d’austérité sont là pour empêcher toute croissance… Les patrons ont pourtant profité de contreparties confortables pour créer des emplois : plus de 40 milliards de CICE ! Mais les fonds dégagés n’ont pas servi à leur but escompté, faute de réels contrôles… Et ce fort taux de chômage pèse aussi sur les cotisations des retraites…

La société est gangrénée par les appétits féroces des financiers. Ceux-ci ne changeront sauf s’ils y sont contraints. De l’étudiant au retraité, de l’apprenti au senior, des chômeurs, précaires aux CDI, des femmes au foyer aux collaboratrices d’industrie, tout le monde est concerné, tout le monde doit réagir, répondre aux appels de mobilisation et d’action.

Certes, il serait plus efficace de faire une action d’ampleur, sur un même jour avec toutes les forces syndicales unies…le grand soir. Cela arrivera si chacun prend véritablement conscience des enjeux…

Mais en attendant l’utopie, la réalité nous interpelle, nous devons agir car attaqués tout azimut, avec pour certains, comme nos camarades des Goodyear, la prison ferme pour avoir défendu leurs emplois. 

Les retraité(e)s sont bien sûr appelé(e)s à leurs actions spécifiques notamment le 10 mars 2016, mais aussi à toutes les actions (dont le 31 mars) pour lesquelles elles et ils seront sollicités aux côtés des actifs et demandeurs d’emploi…Tous ensemble ne doit pas être qu’un slogan de manifestation mais réellement un état d’esprit de véritable solidarité interprofessionnel et intergénérationnel 

Changeons la société, si nos bulletins de vote ne sont pas pris en compte, c’est par le rapport de force que nous pourrons exiger une société qui respecte les citoyens. Si c’est dans la rue que cela se passe, battons le pavé !

Soyons fiers d’être retraités, citoyens et syndiqués ! Debout, toujours dans l’action !

UFR Verre et Céramique