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La Fédération Histoire du Verre et de la Céramique

 

La céramique : de son origine et au travers des ages
Publié le 19 octobre 2015

C’est en Extrême-Orient que l’on retrouve les origines, de la fabrication de Céramique particulièrement en Chine.

La technique utiliser était celle du colonbin qui conscitait à superposer de longs boudins d'argile obtenus en roulant, sur une surface plane, un morceau de terre plastique avec la paume des mains. Le potier solidarisait les colombins en les pressant les uns contre les autres puis lissait la surface au fur et à mesure que s'élevait la pièce. Ce façonnage rend la poterie plus solide à la cuisson. De nos jours certaines jarres et vasques en terre cuite des jardins italiens sont encore fabriquées selon cette technique traditionnelle.

Ces poteries, datant de 2600 avant J.C. environ sont élaborées à partir d’une argile fine, produisant, une fois cuites, une couleur allant du jaune pâle au rouge profond. Celles-si sont peintes de pigments minéraux et ornées de décor.

Les poteries venues des plaines de Longshan seront-elles conféctioné avec une technique différente.
Entre 3500 et 3450 av. J.-C., la poterie subit une véritable révolution avec l'invention du tour de potier. Technique plus perfectionnée qui nécessite cependant un apprentissage prolongé permet d'obtenir rapidement des formes beaucoup plus régulières et des pièces beaucoup plus légères.
Le tour se compose d'un plateau rotatif appelé girelle. Après avoir disposé une motte d'argile au centre du plateau, le potier centre sa terre puis la façonne pendant sa rotation. Lorsque la pièce tournée a pris la consistance « cuir », le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie; il s'agit du tournassage. Cette opération est suivie, le cas échéant par le « ansage » (pose des anses) et la gravure de la pièce selon le modèle choisi.


L’évolution de la cuisson

Le premier four de cuisson des poteries apparut en Chine et se trouve être un simple four vertical : un feu était allumé sous la poterie et un appel d’air y est pratiqué à la base, permettant ainsi aux flammes et à la chaleur de monter.

Les deux types traditionnels de four utilisées, par les potiers japonais sont toujours en usage de nos jours : le premier , d’origine coréenne, est creusé à flanc d’une colline et possède jusqu’à vingt chambres de cuisson. La cuisson peut, dans certains cas, durer jusqu’à deux semaines. Dans le second modèle,un feu de bois est allumé à l’entrée d’une galerie souterraine qui se termine par une chambre circulaire où sont placées les poteries ; une ouverture est pratiquée au sommet du four pour laisser échapper la fumée .

A l’âge du bronze, les Grecs savaient tirer parti des fours à atmosphère oxydante ou réductrice pour produire des poteries recouvertes d’un engobe noir brillant, sur fond blanc, brun ou orangé, selon le type d’argile utilisé. Les premiers décors sont d’inspiration abstraite. Vers le milieu de l’âge de bronze (2000-1500 av.J.-C.) , les premiers décors naturels stylisés font leur apparition. A la fin de cette période, les Mycéniens, influencés par les potiers crétois, peignent des plantes, des créatures sous-marines et des animaux fantastiques sur des poteries aux formes harmonieuses. Le style géométrique athénien remplace le style mycénien ver l’an 1000 av.J.-C. puis décline au VI av.J.-C.

La poterie de Bizen connaît aussi son heure de gloire à l’époque Momoyama. Toujours fabriquée aujourd’hui, cette poterie est d’un grès très dur, dont la couleur traditionnellment rouge brique n’est pas uniforme en raison de l’alternance entre atmosphère oxydante et atmosphère réductrice lors de la cuisson.

 

La Céramique

La céramique c’est l’ensemble des matières obtenues en cuisant des pâtes à base d’argile. Elle comprennent de nombreux produits qui vont de la brique et du grès à la faïence, la porcelaine, le biscuit.

Les différences entre les produits céramiques résultent de leur composition, de leur aspect et de la température de cuisson.

D’après la nature de la pâte cuite,on les divise en deux grandes catégories : les poteries poreuses et les poteries imperméables.

Les poteries poreuses ont une cassure terreuse, perméable aux liquides et aux graises ; elles comprennent :

1° Les poteries à pâte perméable, plus ou moins colorées en rouge : terres cuites, poteries vernisées à glaçure silico-alcaline ou plombifère, faïance stannifère recouverte d’émail opaque à base d’oxide d’étain masquant la couleur de la pâte ;

2° Les poteries à pâte perméable blanche et fine, cusant à plus haute température et recouvertes d’un émail transparent : faïances fines, cailloutage, terre de pipe ;

3° Les produits réfractères, resistant aux hautes températures : briques,cazettes, cornues.


Les poteries imperméables doivent leurs propriétés au ramollissement et à la vitrification de la pâte à haute température. Elles comprennent :

1° Les grès cérames à pâte dure et opaque ;

2° Les porcelaines dont la pâte est dure, blanche, translucide, divisées en porcelaines dures et porcelaines tendres.

 

Poteries poreuses et vernissées

Dans les poteries poreuses on distingue deux sortes de poteries : les poteries mates et les poteries vernissées.

Les poteries mates ne sont recouvertes d’aucun enduit : l’argile plastique est simplement cuite à cette classe se rattachent les alcarazas, les pots à fleurs, les tuilles, les drains.

Les tuilles sont faites avec un mélange de terre argileuse et de sable, réduit en pâte fine homogène et qui doit être exempt de matières calcaires. On extrait la glaise à la fin de l’automne et on l’étand sur une grande surface pour lui faire subir une sorte de pourrissage, puis on la pétrit. Le moulage est effectué dans des presses munies de matrices enfoncés mécaniquement de part et d’autre d’une feuille de pâte d’épaisseur convenable. Après moulage on là sèche avec précaution et on la met au four.

Les poteries vernissées sont fabriquées soit avec des marnes argileuses, soit avec des argiles plastiques impures, auxquelles on incorpore environ un quard de sable pour réduire le retrait de l’argile.

Les terres sont d’abord purifiées par triage des pierres, lavage et pourissage dans un endroit humide durant quelques mois ; la pâte acquiert ainsi du liant. La terre et le sable mélangés soit par marchage, soit au malaxeur, sont traités sur le tour à potier, roue horizontale mue au pied, où ils prennent le galbe nécessaire ; les anses, queues, etc., préparées à part, sont ensuite soudées avec un peut de pâte. Le vase est mis à sécher, puis enfermé pour subir une première cuisson (biscuit) ; le vernis se donne en enduisant le biscuit d’une pâte de minium, argile et sable, qui fond pendant la cuisson en donnant un silicate de plomb brillant et imperméable (900-950°). Il existe aussi des vernis sans plomb.

On émaille parfois les pièces crues et on cuit en une seule fois à 950°. Les poteries vernisées ont l’avantage d’aller sur le feu, mais sont fragiles et rapidement perméables aux corps gras.

 

Les Faïences

Sous le nom de faïence, on comprend la poterie vernisée, la faïence commune ou stannisfère, la faïence fine, terre de pipe, cailloutage.

La faïence commune a une pâte analogue à celle des poteries vernisées mais préparée avec des matières plus choisies ; la marne est parfois remplacée par de la craie. La couleur de la pâte est masquée par un émailconstitué par un silico-aluminate de plomb, de sodium et de potassium ou de calcium, rendu opaque et blanc par de l’oxide d’étain (d’où son nom d’émail stannifère).

La faïence fine est une poterie à pâte blanche, opaque, poreuse, dure, recouverte d’un émail transparent et généralement incolore. La pâte est très siliceuse et comprend : la silice, qui forme le corps de la masse ; un élement plastique argileux ou kaolinique, un élément fusible feldspathique ou calcaire.

La terre de Pipe est un mélange d’argile, de silex, de craie ou de fritte. Le cailloutage est composé d’argile et de silex sans élément fusible.

La faïence fine feldspathique est formée d’un mélange de silex, d’argile, de kaolin, de feldspath ou de feldspath quartzeux décomposé.

Il existe également de nombreuses variétés de faïence fines : terre de fer, granite, demie porcelaine opaque, etc..

L’origine des faïences proprement dites est des plus difficiles à déterminer. Les fragments recueillis sur l’emplacement des ruines de Ninive et de Babylone prouvent que l’art d’émailler la terre a dû être pratiqué en Orient dès l’antiquité la plus reculée.

Dans les manufactures d’Asie Mineure,les ouvriers persans fabriquèrent les faïances pour les mosquées d’Egypte et de Turquie. Les Persans enseignèrent leurs decrets aux Arabes qui l’importèrent en Europe et surtout en Espagne.

Dès les XIIe et XIIIe siècles, Malaga fut un centre important de céramique, puis vinrent les fabriques des îles Baléares et surtout celles de Majorque ; à Valence, au XVe siècle,on fabrique des vases et des grands plats décorés.

Après l’Espagne c’est l’Itali qui montre en Europe les plus anciennes manifestation de la poterie émaillée. On a attribué à Luca della Robbia (1400-1448) l’invention de l’émail stannifère. Quoi qu’il en soit, à la fin du XVe siècle, la fabrication et la décoration des poteries devient une des branche les plus importantes de l’industrie artistique de l’Italie (Faenza, Ravenne, Florence, Sienne, Urbino, Gubbio, Ferrare, Padoue, Vérone, Gênes, etc…).

C’est par les Italiens que sont fabriquées en France et dans d’autres pays les premières Faïences à émail stannifère. Le Rouennais Abaquesne exécute en 1542 pour le château d’Ecouen de magnifiques carrelages. A la même époque, Bernard Palissy (1510-1589) crée une poterie intermédiaire entre la Faïence italienne et la terre vernissée.

Au XVIIe siècle, une fabrique est établit à Nevers. En 1632, la France compte quatre manufactures. Celle de Rouen devient célèbre ; puis celle de Moustiers. Toutes trois fabriquaient des faïence décorées sur émail cru ; celle de strasbourg est peinte sur émail cuit comme la porcelaine.

A la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe, de nombreuses manufactures à émail stannifère s’établirent en Europe. Nuremberg et ses poêles, Delft et ses imitations de Chine et de Japon sont les plus célèbres.

Vers 1710, en Angleterre, naquit la faïence fine en terre de pipe due à Wedgwood. Le nouveau produit fut fabriqué à Liverpool et à Worcester. Il ne le fut en France qu’en 1810 (Creil, Montereau).

 

La Porcelaine

L’industrie de la porcelaine a pris naissance en Chine, probablement au temps de l’empereur Hoang-ti (2697 av. J-C.). Elle eut un certain éclat sous la dynastie des Han (200 av. J-C. 86 apr. J-C.). Mais son essor date du XIVe siècle sous la dynastie des Ming et notamment de Tching Hoang (1465-1488).

Dès le XIVe siècle, quelques rares porcelaines de Chine, importées en Italie par les Vénitiens, excitèrent l’admiration générale. Seuls quelques savants attachés aux Médicis, vers 1580, parvinrent à fabriquer une poterie translucide analogue à la porcelaine.

Dès 1673, Louis Poterat, faïencier à Rouen, chercha à fabriquer de la porcelaine de Chine. C’est à Saint-Cloud que fut établie la première fabrication suivie de la porcelaine tendre (à partir d’une pâte vitreuse mélangée à la craie et à de la marne calcaire).

Vers 1709, un gisement de Kaolin fut découvert en Allemagne (Saxe). La fabrication de la porcelaine dure fut tenue dans les plus grand sevret (Meissen).

En 1756, la manufacture, royale des porcelaines de France fut transférée à Sèvres. Enfin en 1763, puis en 1766, on découvre en France le Kaolin, et de nombreuses fabriques de porcelaine se créent.

A dater de 1800 la porcelaine dure supplanta la porcelaine tendre.

La porcelaine diffère de la faïence en ce que la cuisson provoque une vitrification de la pâte, devenu de ce fait translucide. La préparartion des pâtes est en principe la même pour les porcelaines que pour les faïences, les proportions des constituants variant selon le genre des produits à fabriquer.

Les porcelaines dures sont à base de Kaolin et de sable, la porcelaine tendre, contient un peu de craie et de fritte (produit obtenu en calcinant unmélange de sable, salpêtre, carbonate sodique).

Le façonnage est éffectué comme en faïencerie.
Les garnitures (ances des tasses) sont collé avec de la barbotine (pâte très fluide), on sèche et on procède à la cuisson incomplète ou dégourdissage, qui est suivie de la cuisson complète (biscuit).

La décoration est faite sur porcelaine dégourdie (grand feu) ou sur pièce recuite (petit feu).

Pour la cuisson, on emploie de préférence des fours à marche discontinue avec deux chambres dites laboratoires : les pièces sont enfermées dans des cazettes (four à cazette). La chambre supérieure sert pour le dégourdissage ; la cuisson s’effectue dans le laboratoire inférieur, dans lequel on pénètre par une porte murée ensuite avec des briques. Le chauffage se fait par foyers latéraux (alandriers).

 
Les briques

Les briques sont les premiers matériaux artificiels que l’homme ait fabriqués, elles etaient autrefois séchées au soleil : elles sont aujourd’hui généralement cuites au four.

On les prépare avec de l’argile commune que l’on dégraisse en lui ajoutant du sable ou du calcaire pulvérisé ; si, au contraire, elle est trop maigre, on l’additionne de chaux.

Cet apprêt exige souvent plusieur mois.

Le pétrissage s’effectue soit à l’aide des pieds, soit à l’aide d’appareils spéciaux composés de cylindres cannelés ou unis, entre lesquels on fait passer l’argile ou encore à l’aide de tonneaux corroyeurs appelés tinnes.

Les briques ornementales et les poteries pour usage culinaire sont garnies d’une couverture, sorte d’émail transparent obtenu en baignant dans un bain d’eau contenant en suspension un mélange broyé très fin de borax, débris de cristal, argile, silex et minium.

Les briques réfractère, notamment les silico-calcaire, ont une préparation spéciale, car il faut façonner des produits ayant aucune plasticité.

Le grès cérame

On distingue les grès communs, formés d’un mélange d’argiles vitrifiable, donnant un grès par la cuisson sans adjonction d’aucune matière fusible ; les grès fins formés d’argiles dont le manque de fusibilité est corrigé par l’addiction d’une matière fusible, généralement feldspathique.

Pour émailler les grès, on emploie le salage, qui consiste à jeterau milieu et en fin de cuisson du sel marin dans les foyers du four. Le sel se volatilise, puis se dépose et se combine à l’argile à la surface des pièces en donnant une mince couche de silico-aluminate alcalin vitrifié.
On peut aussi recouvrir les pièces avant leur cuisson avec un émail vitrifiable.

Si on applique la couverture en haut des vases, au feu elle coule le long des flancs, donnant des effets irisés : ce sont les grès flammés.

Les différentes époques et leurs influences.

A l’époque Shang on distingue quatre variétés principales de céramique. La première, héritée des traditions du néolithique, la deuxième, imitation de la vaisselle en bronze de l’époque, la troisième, est une poterie blanche aux décors finement ciselés, et la quatrième, qui est un grès cérame vernissé. Hormis la poterie blanche, ces types de céramique continuères à être fabriqués à l’époque de la dynastie Zhou.

De magnifiques statues au réalisme saisissant avec des détail vestimentaire d’une haute qualité vont révéler au travers de leur découverte en 1974 un nouvel aspect de l’art des céramistes chinois. Ces magnifiques statues de l’armée de terre cuite de Shi Huangdiqui sont en terre cuite grise recouverte d’une peinture brillante à base de pigments minéraux trouve également leur spécificité dans l’assemblage des têtes et des mains qui ont été cuites séparément à haute température et assemblées par la suite.

C’est au cours de la période suivainte (220-589 après J.C.) qu’apparaissent les tout premiers céladons, porcelaines recouvertes d’émail craquelé dont la couleur bleu pâle, gris-vert ou olive est obtenue lors de la cuisson en atmosphère réductrice.

Les porcelaines céladons seront perfectionner sous la dynastie Song (927-1279) ou cette technique et ce style connurent leur apogées. L’emploi de la monochromie et des motifs d’une grande sobriété ainsi que la finesse du relief accentuent le raffinement de ces porcelaines.

Les statuettes produite sous la dynastie Tang revèlent l’influence des styles d’Asie centrale. Deux modèles de céramique dominent, la poterie blanche et la porcelaine. Les bols et vases fabriqués par les potiers Tang sont principalement exportées vers l’Inde et l’Asie du Sud-Est.

C’est sous la dinastie Song que les céramiques chinoises vont atteindre leur apogée,  l’art de la porcelaine y est marquée par un développement artistique sans précédent.

Plus tard la porcelaine chinoises vat influencer les types Coréenne et Japonnaise.

Les premiers vont y apporter de subtiles modification ou deux période vont ce sucéder celles du royaume Silla (57 av.J.-C.-918 apr. J.-C.) puis le style Song dominent la dynastie Koryo (918-1392). Par la suite, le travail des céramistes coréens perd en qualité ; il n’en demeure pas moins admiré pour la pureté des ces lignes. A leur tour, les Coréens introduisent leur propre travail et la poterie chinoise au Japon. Céramique datant du néolithique et appartennant à la période Jomon.

La poterie Japonnaise vat connaitre nombre d’influence a commencer par des poteries fabriquées par des potiers mongols venus de Corée et installés dans l’île de Kyushu qui vont influencer la culture Yayoi (v.300 av.J.-C.-v.250 apr.J.-C.).

Plus tard ce sera l’époque Kofun ou « période des tumulus » (v.300-710 apr.J.-C.) avec ces poteries connus sous le nom de poterie haji qui ont été découvertes dans de gigantesques sépultures des empereurs du Japon.

Puis les sueki, qui vont être fabriquée pendant la période d’Asuka (5963-710), et marquer le début de la sinisation religieuse et culturelle du Japon. La période Nara (710-794), première époque historique du Japon, vat l’influencer la poterie Tangest .

En raison de la rupture des relations entre la Chine et le Japon, l’époque Heian (794-1185) sera marqué par le déclin de la qualité des poteries et il faudra attendre l’ère de Kamakura (1185-1333), pour que la céramique redevienne un art majeur. C’est à Seto, près de Nagoya, que sont produits les premiers ki-seto (ou seto jaune) imitant les céladons de la dynastie Song. Les Tokoname, poteries usuelles de style rustique, sont également fabriquées à l’époque Fujiwara.

Même si les shogns d’Ashikaga de l’époque Muromachi (1338-1568) n’ont pas particulièrement encouragé le développement de l’art de la céramique, la tradition de la cérémonie du thé vat contribuer a la fabrication de très beaux services utilisés pour ce rituel, qui devient un véritable culte à l’ère Momoyama (1568-1603). Chaque pièce est destiner a un usage particulier et possède son propre nom. Les plus célèbres restent les porcelaines de raku, et la poterie de Karatsu

Au début de la période d’Edo (1600-1868), des gisements de kaolin sont mis au jour du nord de Kyushu, près d’Arita, site qui est aujourd’hui encore un centre très important de fabrication de poteries. Grâce à cette découverte, les potiers japonais ont été capables de produire une porcelaine dure et blanche. La faïence d’Imari (du nom du port d’où partaient les exportations de céramique).

La poterie de Nabeshima, également de grande qualité et qui imite les motifs des soieries, est d’abord fabriquée pour un petit nombre de privilégiés, souvent des proches de l’artiste. Il faut attendre l’ère Meiji (1868-1912) pour qu’elle soit enfin commercialisée et reproduite.

Enfin Kyoto, devient célèbre pour sa porcelaine au XIXe siècle. Pendant la période d’Edo, on dénombre quelque 10 000 fours en activité au Japon.

Les premières céramiques du proche-orientales remontent à 6500 av.J.-C. et proviennent de Catal Höyük.

Les pièces sont montées au colombin, lissées à la palette, puis polies, ces poteries sont gravées de simples lignes horizontales. D’autres poteries néolithiques provenant du Proche-Orient, essentiellement de Syrie, sont décorées de motifs imprimés.

Les premières céramiques peintes au nord de la Mésopotamie remontent au Ve millénaire av.J.-C. A Samarra. Au début ce sont des figurines stylisées qui sont produites, puis les potiers de Tell Halaf réalisent de belles poteries polychromes.

A peu près à la même époque, les potiers perses vont développer la technique du tour (IVe millénaire av.J.-C.) A l’apogée de la civilisation d’Obeid un centre de fabrication près de Suse produit un grand nombre de vases et de coupes.

C’est à partir de 1500 av.J.-C. que la poterie vernissée apparaît.

Les plus belles céramiques mésopotamiennes consistent en briques vernissées utilisées en revêtements muraux. Cette tradition remonte au IIIe millénaire quand, à Ourouk, des colonnes et des niches sont recouvertes de mosaïques ou comme a Babylon, sous la domiation des Kassites (milieu du IIe millénaire av.J.-C.), ou de la terrecuite non vernissée est utilisée pour recouvrir la façade des temples et des palais.

Plus tard à Khorsabad, capitale fondée par Sargon II d’Assyrie (qui règne de 722 à 705 av.J.-C.), l’entrée d’un temple est décorée de briques vernissées au décor moulé.

L’influance Egyptienne se caractérise par la réalisation de poteries qui se distinguent par leur finesse et élégance. Les pièces Egyptienne des pharaons reste célèbre pour ses faïences ; les premières poteries siliceuses (à base de quartz), réalises vers 2000 av.J.-C., sont reconnaissables par leur aspect plus vitreux que celui des véritables céramiques. Les artisants égypteins fabriquent des bijoux et des perles en faïence, des coupes, des scarabées et de petites figurines funéraires.

L’influence des civilisations méditéranéenne.

Au cours de la période classique grecque, la céramique est considérée comme un art majeur.

L’argile, extraite sur place, est travaillé sur le tour et chaque forme d’objet à un nom et un usage bien précis dans la société grecque : l’amphore, vase étroit à deux anses, servant à conserver le vin, le grain, l’huile ou le miel ; l’hydrie, grand vase à eau à trois anses ; le lécythe, petit vase à parfum à goulot étroit, utilisé comme offrande funéraire ; le cratère , grand vase où l’on mélange le vin et l’eau, etc.

Les poteries grecques, décorées ou non, influencent plus tard les céramiques romaines.

Quelques siècles avant l’ère chrétienne,  Arretium (aujourd’hui Arezzo) devient le principal centre de la poterie rouge lustrée obtenu par le fait que la poterie est plongé dans un mélange de fines particules d’argile siliceuse en suspension (ce qui donne un aspect brillant à la poterie une fois polie), puis cuit dans un four à atmosphère oxydante. En réalité, la poterie d’Arretium s’implante dans tout l’empire romain. Toutefois, à mesure que les procédés de fabrication se diffusent, la poterie perd de sa qualité.

Les plus beaux exemples proviennent du sud de la France et datent du Ier siècle apr. J.-C.

Par contre les poteries noires lustrées fabriquées par les Grecs se répandent dans toutes les provinces de l’Empire romain. Il semble, en outre, que les potiers romains aient fabriqué une poterie à couverte plombifère teintée d’oxydes métalliques, appelée à devenir la technique fondamentale de la poterie médiéval européenne.

Les premiers potiers arabes de la dynastie des Omeyades héritent des techniques connues dans tout le Proche-Orient : la poterie siliceuse à fritte, décorées de glaçures bleues et vertes, connue en Egypte depuis l’Antiquité romaine ; la poterie à glaçure alcaline vebue de Syrie, de Mésopotamie et d’Iran, célèbre depuis la période achéménide ; la poterie à couverte plombifère découverte par les Romains puis reprise par les potiers byzantins. Enfin, l’influence chinoise souffle également sur la poterie islamique : grès de la période Tang (IXe-XIe siècle) ; poterie blanche Song (XIIe-XIVe siècle) ; poterie Ming (XVe-XIXe siècle).

Mais rapidement les potiers arabes créent leur propre style : tout d’abord, des poteries mates aux décors en relief, moulés ou estampés ; puis des motifs gravés sur engobe (sgrafitte) ; enfin, des poteries recouvertes d’un émail blanc et opaque décorées.

L’art des potiers arabes s’illustre également dans la fabrication de céramiques lustrées technique importer au Xe siècle par des potiers arabes venus d’Irak.

Les poteries lustrées influencent finalement l’Europe par l’intermédiaire des Maures installés en Espagne.

La dynastie  des Seldjoukides, qui domine l’Iran, l’Irak, l’Asie Mineure et la Syrie aux XII et XIIIe siècles, produit des poteries imitant la porcelaine. Les Seldjoukides développent également la technique du minaï, poterie émaillée au décor de petit feu qui, par son extrême délicatesse, imite les manuscrits enluminés.

En raison de leur popularité les céramiques bleu et blanc, très prisées en Chine et en Europe réaparaitron au XIVe au XVIIIe siècle, celles-ci venu d’Iran au IXe siècle avaient totalement disparu.

Exportée depuis le port du golf Persique vers l’Europe et l’Extrême-Orient, aux XVIe et XVIIe siècles la poterie de Gombroon comme les poteries persanes, sont très appréciées. Ces poteries arabes s’inspirent des créations chinoises et des pièces d’orfèvrerie.

La céramique européenne.

Les premières poteries Espagnole du XIIIe au XVe siècle sont fabriquées dans la région de Valence. Cette production, exportée depuis Majorque, influence la célèbre céramique italienne de la Renaissance appelée majolique. Fabriqué en Italie aux XVe et XVIe siècles, ces poetries ne ressemblent que de très loin à leurs homonymes espagnoles.

Ces poteries vont influencer les faîences stannifère fabriquée à partir de 1 600 en France et aux Pays-Bas.

Cette faîence appeler Delft vat être produite sur les sites de Nevers, Rouen et Moustier pour la France, de Francfort, Hanau, Ansbach pour l’Allemagne et à Londres, Liverpool,  Bristol et Dublin jusqu’à l’apparition aux alentour de 1770de la faïence fine anglaise ou « faïence à pâte de crème ».

Les poteries à couverte stannifère demeurent en voge en Europe jusqu’au début du XIXe siècle.

L’age d’or de la faîence de Delft (163 – 1700) fut l’appogé des efforts des potiers européens pour imiter la porcelaine Ming. Au fli du temps les faîences deviennent plus fines avec des décorations qui s’affine. Et c’est en France, à la fin du XVIIe siècle, que l’on met au point une porcelaine tendre artifielle, proche de celle de Chine, à l’origine de la création des manufactures de Chantilly (1725) et Vincennes (1738), future manufacture de Sèvres (1756). La matière et les couleurs des poteries vernissées sont considérablement améliorées par les potiers du Beauvaisis et de Saintonge et surtout par le céramiste Bernard Palissy.

Les manufactures Françaises se retrouverons en péril par la poduction en Grande Bretagne des grès fins du Staffordshire, notamment du céramiste Josiah Wedgwood  qui sont produit entre 1720 et 1760.

En France, la découverte de kaolin du Limousin à la fin du XVIIe siècle permet la fabrication de porcelaine dure. Les manufactures de Sèvres, de Limoges et de Paris voient dès lors leur production s’intensifier, et s’industrialiser au XIXe siècle.

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les manufactures de céramique bénéficient de l’apport des courants artistiques que les phénomènes de l’industrialisation ne laisse pas indifférents.

Dès l’or production industriel, tradition artisanale et développement artistique vont évoluer cote a cote et continuer à influencer l’évolution de la faîencerie.